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Chalets Lanaudière et InterContinental Montréal: les deux premières organisations certifiées Biosphère au Québec

  La responsable de la démarche « transition durable » à   Chalets Lanaudière ,   Linda Corbeil , a de quoi être fière «On se demandait comment implanter le développement durable, quoi mesurer, quelles actions à prioriser…. Nous avons compris maintenant comment y parvenir d’une manière réaliste.» La semaine dernière, l’entreprise en tourisme solidaire de Rawdon offrant 33 chalets locatifs, est devenue ainsi la   seconde entreprise certifiée au Québec par  Biosphère . Source: Chalets Lanaudière Source : Biosphere tourism Une démarche sérieuse Obtenir une certification crédible n’est pas fait pour toutes les entreprises (au départ : nombre d’heures de travail requis assez élevé) et sa nécessité peut dépendre de votre secteur d’activité en tourisme. L’essentiel est d’effectuer sa transition durable par soi-même ou accompagné par un.e professionnel.le. C’est l’utilité de l’outil récemment dévoilé du  parcours durable en 7 étapes  qui explique toutes vos options. Il y a plus d’un an,  Touri
Messages récents

Afficher l’empreinte carbone des expériences touristiques

      Menu du restaurant  The Canteen  en Angleterre avec l’empreinte carbone de chacun des plats. Un Québécois génère en moyenne 9,9 tonnes de GES par année , deux fois plus qu’en Suède et beaucoup moins que la moyenne canadienne à 19,6 tonnes. On est pire qu’en Suède à cause de notre utilisation élevée de l’essence dans les transports, du volume impressionant de nos déchets et de notre usage de l’auto solo tandis que l’hydroélectricité pour nous chauffer et pour les productions industrielles, nous avantage grandement par rapport au reste du Canada. Dans un futur proche, nous aurons à assumer «   nos tonnes   » en visant la carboneutralité par la réduction et sans faire par automatisme de la compensation carbone qui est, par procuration, un droit de polluer pour plusieurs mais dont on ne pourra se passer — même en 2035 — tellement les énergies fossiles sont partout dans nos vies et que les nouvelles technologies/énergies renouvelables ne pourront assez rapidement les remplacer.

Tourisme durable québécois: sommes-nous performants dans notre transition ?

     Phare du Pot à l'Eau-de-Vie . Source : Société Duvetnor N otre obsession d’être dans l’action, stimulée par les millions de dollars actuels provenant de fonds publics, ne doit pas occulter la nécessité d’une approche par  résultats . Le port de Montréal affirme dans un c ommuniqué   publié la semaine dernière que pour ses croisières internationales,  Montréal est une destination responsable, car les navires peuvent se vidanger à  quai et se brancher électrique au lieu de polluer avec leur mazout lourd. Nous sommes ici dans l’action concrète en durabilité avec la mise en place d’équipements précis, à propos et mesurables dans leur déploiement. Dans une approche par résultat par contre, lorsqu’on sait que sur 45 navires à quai durant la saison 2022, 1 seul  navire et  pour 1 seule nuit s’est réellement branché électrique, nous sommes alors dans les résultats concrets et utiliser ainsi le terme responsable est pertinent pour l’administration du Port qui fait ses devoirs, m

Une nouvelle taxe touristique « durable » pour les Îles dès 2023. Bon ou mauvais ?

  Ni l’un, ni l’autre. C’est mieux, c’est une excellente approche . Taxer à l’entrée (oups, pardon, on utilise le terme redevance , moins péjoratif) un 30$ pour chacun des 70 000 visiteurs  rapporterait 1,5$M annuellement  selon le maire Gaétan Richard dans une entrevue à La Presse (70K X 30$ = 2,1$M plutôt ??) pour créer un « Fonds de gestion durable du territoire  ». La moitié de ce fonds servirait à la gestion des matières résiduelles et à la création d’un parc régional, alors que l’autre moitié serait utilisée par la municipalité des Îles-de-la-Madeleine pour entretenir les sentiers pédestres, les plages et les stationnements. » Ce n’est pas la première destination à agir ainsi au Québec. Tremblant par bill privé en 1993 applique avec ses hôtels une redevance correspondant à 3,5 % sur la chambre et à 3 % du prix indiqué ou affiché des biens et services. Mais l’argent sert  essentiellement à animer ce centre de villégiature et soutenir des infrastructures contrairement au fut

Il n’y a pas que le tourisme durable qui est tendance !

                              L’hôtel-cité Mirror Lane en Arabie Saoudite                                Le prince tout-puissant souhaite voir Mirror Lane complété en 2030. Vue transversale de l’hôtel-cité. 1. NEOM, Arabie Saoudite Mirror Lane, hôtel-cité long de 170 km, haut de 488 m (Empire State : 381 m), un projet de 1000 milliards $US, constitue l’emblème du projet déjà enclenché de  Neom  en Arabie Saoudite. Il baigne dans l’écoblanchiment et a vu  son premier autochtone du désert assassiné  (M. Abdulrahim al-Huwaiti, en avril 2020) pour refus de s’exproprier. Mon Dieu qu’on se complique la vie avec les écueils dans nos projets de développement au Québec en gardant vivants les opposants. L’idée du prince tout-puissant est de  remplacer le pétrole par le tourisme . 2. Navire « Icon of the Seas » Haut de 20 étages,  le navire  fera son voyage inaugural en  janvier 2024  au départ de Miami (désolé les amis.es, tout s’est vendu en 1 jour le 27 octobre dernier, un record). Avec ses 28

Aussi essentielles qu’un site Web : bornes électriques et certification

  (photo : hôtel Nomad) Ne pas avoir de bornes, ni de certification pour les hôtels et certains attraits dans les 2 prochaines années, sera comme ne pas avoir de site Web !  Lorsqu’en 1995, mon entreprise (Kilomètre Voyages) mis en place l’un des premiers sites Web en tourisme au Québec (100 pages), je m’intéressais à une nouvelle tendance sans réellement me douter de toute la portée à venir de l’internet, comme je l’avais fait d’ailleurs avec les premiers téléphones portables peu intelligents dans les années’ 80, tellement gros qu’on développait de la musculation juste à les transporter…   (Nokia Talkman 1985)   Bornes de recharge électriques : déjà une valeur ajoutée pour le Québec      (photo : Bornes sur la route de l’Abitibi. NY Times, 22 septembre, 2022.)   Le mois dernier, un journaliste en Mustang électrique — Jack Ewing du NY Time s — a testé notre réseau de bornes électriques ( le Circuit électrique  : 3400 bornes publiques) des États-Unis jusqu’en Abitibi pour vis

Le courage de repenser le développement touristique au Québec

  Entre décroissance, sobriété et  l’utopie d’un développement sans fin «  La fin de l’abondance…Ce que nous sommes en train de vivre est de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement ». - Emmanuel Macron, président français, 24 août 2022. Pour décarboniser le tourisme, réduire la pollution engendrée et protéger/régénérer notre biodiversité, il importe d’agir individuellement, collectivement et dans nos entreprises. Mais construire, se nourrir, se déplacer, se vêtir   demande énormément à notre planète qui ne peut plus supporter un tel rythme de croissance, surtout que les technologies vertes (énergies, acier/ciment, etc.) ne seront pas déployées à court terme. Et que ces technologies nécessitent elles-mêmes des tonnes de matériaux [1] …. Nous devons ainsi faire des choix courageux. Certains secteurs de notre tourisme ne peuvent s’inscrire dans un tourisme durable. Ils doivent faire partie d’une décroissance touristique ciblée. En voici quelques exemples : ·   

Le tourisme durable : où en est la France ?

  Participation aux Universités du tourisme durable à Montpellier 6-7 octobre 2022 Cette grande messe annuelle du tourisme durable est organisée par l’organisation ATD qui fut l’inspiration de la naissance de Tourisme durable Québec . Plus de 500 professionnels du tourisme y étaient.   Voici mes constats : 1.        Quelques bonnes entreprises durables citées : ·        SailCoop . Comme pour les autos privées qui ne sont pas utilisées 90% du temps, l’idée ici est de louer une place sur des voiliers privés pour faire du «  covoiturage marin » partout sur la planète. ·        Retouch Up .   Réparer au lieu de remplacer (4 à 10 fois moins cher que le remplacement) tous les matériaux à l’intérieur de votre entreprise. Photo que j’ai prise ici au Courtyard Marriott de Montpellier avec Pierre Maisetti faisant la démonstration d’une réparation d’une table de bar. ·         Scope 3 Rassemble les acteurs économiques qui souhaitent donner une seconde vie aux   équipements professionnel