Passer au contenu principal

Ne perdons pas Air Transat


 


J’espère qu’Air Canada ne mettra pas la main sur Air Transat, ce transporteur québécois si essentiel à la venue des touristes européens. 

Avec Air Canada, nouveau proprio, malgré que cette compagnie affirme son intention de garder distinctes les marques, ce serait pour nous :

  • ·         Une hausse des prix
  • ·         Un service à la clientèle faible
  • ·         La langue française malmenée comme depuis des décennies   
  • ·       Un total désintérêt du tourisme au Québec par  Air Canada sauf de vendre plus de billets les plus chers possibles à l’intra et en hors-Québec avec la création d’un unique duo (Air France/Air Canada) sur notre principal marché d’outre-mer : la France, avec ses 400 000 visiteurs.

COVID-19 et ses répercussions risquent de mettre à mal cette acquisition et c’est tant mieux (désolé pour les actionnaires actuels). S’il est un secteur où le gouvernement du Québec devrait investir c’est bien celui-là et non pas dans Bombardier avec son éthique financière douteuse ou le Cirque du Soleil avec ses paradis fiscaux. Autre menace pour cette acquisition : la Commission européenne fait enquête au sujet des répercussions de la transaction sur la concurrence dans les vols transatlantiques entre l’Europe et le Canada avec 29 villes d’origine et de destination où se retrouvent Air Transat et Air Canada.

53% des revenus du tourisme au Québec provenaient en 2018  de visiteurs du hors-Québec.  Sur les 3,2 millions de touristes en provenance de l’international, 1,2 million sont de pays autres que les USA. Dont plusieurs voyagent avec Air Transat.  La compétitivité de la destination Québec avec un Air Canada omnipuissant en prendrait pour son rhume (sans faire de jeux de mots) !

Air Transat a le titre de « Meilleure compagnie aérienne vacances au monde » et offre effectivement un excellent rapport qualité/prix.  Le Québec mérite d’avoir un transporteur de qualité et sensible à sa réalité. Si vous avez déjà voyagé comme moi avec Air Canada Rouge, vous direz non merci à Air Transat devenu un gros Rouge !


Jean-Michel Perron


Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Nouveau tourisme: partie I: Constats & accélérants

  Le tourisme est imbriqué dans l’ensemble des activités humaines de notre société. Dans ce premier volet de 3 textes, regardons où nous en sommes actuellement sur notre planète. Qu’est-ce qui est sur la table? Ce qui a changé depuis l’arrivée de la pandémie? Quelles sont les pistes de solutions globales pour sauver la présence humaine sur Terre, à tout le moins une qualité de vie minimale?  Dans la partie II  de cette trilogie, je traiterai des objectifs à se donner en tourisme au Québec et dans  la partie III , de quelles façons s’y prendre concrètement. Notre tourisme doit se transformer. Nous avons tous une opportunité, un devoir –  entreprises, associations, agences, gouvernements, communautés  – de repartir le compteur à zéro en faisant mieux pour la planète, nos milieux de vie, nos familles et nos voyageurs. Voyons cette crise comme une opportunité unique de réinventer le touris

Nouveau tourisme: partie II RÊVER MIEUX

  « Les oiseaux nés dans une cage pensent que voler est une maladie.»  -  Alejandro Jodorowsky En ces temps prévaccins/médicaments COVID, dans le contexte d’un modèle économique ayant dépassé ses limites moralement acceptables et la crise provoquée par les changements climatiques, que devrions-nous et que pouvons-nous faire? Le tourisme au Québec se compose de multiples réalités. Il y a,  entre autres , ceux et celles dont les salaires de décideurs en tourisme ne dépendent pas de la santé financière des PME (DG d’associations, hauts fonctionnaires, etc.) et il y a de nombreux entrepreneurs qui risquent leur carrière, leur portefeuille et leur équilibre tous les jours, ces temps-ci. Ces groupes veulent revenir à la normale de 2019. Les premiers ne voient pas l’urgence de se réinventer MAINTENANT face aux changements du comportement des touristes – et encore moins face à la menace climatique – et les seconds recherchent essentiellement des soutiens financiers à court terme. Or, dan

Plaidoyer pour le tourisme

  La crise actuelle révèle l’importance relative de notre secteur. Loin derrière la santé, l’éducation et l’agriculture, COVID-19 permet de constater que le tourisme n’est pas un service essentiel . Et avec raison dans cette perspective. On peut vivre tous les jours sans voyager et on va survivre mais il nous faut se nourrir, se vêtir, avoir un toit, se garder en santé et assurer l’éducation de nos enfants.   COVID nous met cette réalité en plein visage : les interventions d’urgence de nos gouvernements, donc de notre société  depuis mars dernier et encore aujourd’hui, ne priorisent en rien le tourisme malgré que nous soyons le secteur le plus affecté en terme de pertes d’emplois et de revenus, toute proportion gardée. Nous tous, comme industrie, avions fait des gains importants depuis quelques années afin d’être reconnus en tant que secteur majeur dans l’économie du Québec et du Canada. Aujourd’hui, nous sommes ramenés à la réalité des priorités sociétales en période d’urgence. D’